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21/11/2018

Témoignage (4)


Voici le témoignage de Akli Hamlat qui vient d'Algérie.

Je m'appelle Akli Hamlat. J'ai 28 ans, je suis inscrit en Master 1, Français Langue Etrangère à l'université d'Artois. Je viens d'Alger.

Est-ce que tu as rencontré des difficultés pendant tes démarches Campus France, en Algérie ?

Oui, j'ai rencontré quelques difficultés pendant mes démarches. J'habitais dans une ville qui est au sud d'Alger, à 400 km au sud d'Alger à Laghouat. Je devais faire mes démarches à Alger, la capitale. Donc, je devais me déplacer. J'ai eu à me déplacer plusieurs fois : premièrement pour prendre rendez-vous pour passer le test, deuxièmement pour passer le test, troisièmement pour compléter mon dossier Campus France, et quatrièmement pour passer mon entretien. Et cela sans compter le nombre de fois où je devais me déplacer pour les démarches de visa, après avoir reçu plusieurs accords d'universités françaises. C'est une démarche qui prend énormément de temps. A peu près une année. C'est une démarche assez stressante. C'est fatigant, surtout quand on habite loin d'un centre Campus France. Il n'y a pas de centre Campus France dans le sud, on est obligé de monter vers le nord pour passer soit les tests, soit les entretiens, soit pour compléter les dossiers.
Le jour où j'ai passé le test de langue, le TCF sur ordinateur, dans l'institut français à Alger, il y avait quelques défaillances au niveau du matériel utilisé : les casques ne fonctionnaient pas correctement. En plus, le centre était en face d'un port, du coup on entendait pratiquement pas l'enregistrement audio du test. Pour ma part, j'ai eu une bonne évaluation mais il y a pas mal de gens qui ont raté leur test à cause de ça, qu'on paie l'équivalent de 50 euros pour passer un test dans des conditions minables !
Après il y a la question des choix des universités. Quand on est dans la phase des choix de formation, des choix d'université, on est mal informé. Il y a des journées d'information organisées par Campus France, c'est vrai, mais pour ma part j'habitais très loin, je ne pouvais pas me permettre de me déplacer à chaque fois. Je travaillais, j'étudiais, et du coup je ne pouvais me déplacer pour les journées d'information. Je me suis retrouvé à faire le choix à choisir des universités et des formations, seul.

Et en France ?

En arrivant en France... Je ne connais personne en France, à part quelques amis de la famille. On peut dire que je suis seul ici. Je suis étudiant algérien, et pour les algériens il y a quelques procédures à faire contrairement à d'autres étudiants étrangers. Les autres étudiants étrangers, ils ont un visa d'une année, les étudiants algériens, il ont un visa de trois mois. Nous sommes obligés de faire des démarches au niveau de la préfecture pour obtenir un titre de séjour dans les deux mois qui suivent notre arrivée sur le territoire français. J'ai rencontré aussi des difficultés concernant le logement. En arrivant en France, on a l'obligation d'ouvrir un compte bancaire... de faire pas mal de trucs. Pour le faire, on a besoin d'une adresse. Pour avoir une adresse, il faut louer. Pour louer, il faut un garant. Pour quelqu'un qui ne connaît pas beaucoup de monde, je ne connais personne ici en France, c'est un peu difficile d'avoir un garant. J'ai eu de la chance car on m'a orienté vers une agence qui ne demandait pas de garant, et du coup je ne suis resté que deux nuits dans un hôtel. La troisième, je l'ai passée dans mon studio.

Tu as des conseils pour les étudiants algériens qui veulent venir en France ?

C'est déjà de savoir que c'est une procédure qui est assez longue, assez fatigante. Donc il faut bien planifier, organiser son planning. Il faut bien s'organiser, il faut bien réfléchir à toutes les opportunités qui sont présentes.



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