Voici le témoignage de Akli Hamlat
qui vient d'Algérie.
Je m'appelle Akli Hamlat.
J'ai 28 ans, je suis inscrit en Master 1, Français Langue Etrangère
à l'université d'Artois. Je viens d'Alger.
Est-ce que tu as
rencontré des difficultés pendant tes démarches Campus France, en
Algérie ?
Oui, j'ai rencontré
quelques difficultés pendant mes démarches. J'habitais dans une
ville qui est au sud d'Alger, à 400 km au sud d'Alger à Laghouat.
Je devais faire mes démarches à Alger, la capitale. Donc, je devais
me déplacer. J'ai eu à me déplacer plusieurs fois :
premièrement pour prendre rendez-vous pour passer le test,
deuxièmement pour passer le test, troisièmement pour compléter mon
dossier Campus France, et quatrièmement pour passer mon entretien.
Et cela sans compter le nombre de fois où je devais me déplacer
pour les démarches de visa, après avoir reçu plusieurs accords
d'universités françaises. C'est une démarche qui prend énormément
de temps. A peu près une année. C'est une démarche assez
stressante. C'est fatigant, surtout quand on habite loin d'un centre
Campus France. Il n'y a pas de centre Campus France dans le sud, on
est obligé de monter vers le nord pour passer soit les tests, soit
les entretiens, soit pour compléter les dossiers.
Le jour où j'ai passé
le test de langue, le TCF sur ordinateur, dans l'institut français à
Alger, il y avait quelques défaillances au niveau du matériel
utilisé : les casques ne fonctionnaient pas correctement. En
plus, le centre était en face d'un port, du coup on entendait
pratiquement pas l'enregistrement audio du test. Pour ma part, j'ai
eu une bonne évaluation mais il y a pas mal de gens qui ont raté
leur test à cause de ça, qu'on paie l'équivalent de 50 euros pour
passer un test dans des conditions minables !
Après il y a la question
des choix des universités. Quand on est dans la phase des choix de
formation, des choix d'université, on est mal informé. Il y a des
journées d'information organisées par Campus France, c'est vrai,
mais pour ma part j'habitais très loin, je ne pouvais pas me
permettre de me déplacer à chaque fois. Je travaillais, j'étudiais,
et du coup je ne pouvais me déplacer pour les journées
d'information. Je me suis retrouvé à faire le choix à choisir des
universités et des formations, seul.
Et en France ?
En arrivant en France...
Je ne connais personne en France, à part quelques amis de la
famille. On peut dire que je suis seul ici. Je suis étudiant
algérien, et pour les algériens il y a quelques procédures à
faire contrairement à d'autres étudiants étrangers. Les autres
étudiants étrangers, ils ont un visa d'une année, les étudiants
algériens, il ont un visa de trois mois. Nous sommes obligés de
faire des démarches au niveau de la préfecture pour obtenir un
titre de séjour dans les deux mois qui suivent notre arrivée sur
le territoire français. J'ai rencontré aussi des difficultés
concernant le logement. En arrivant en France, on a l'obligation
d'ouvrir un compte bancaire... de faire pas mal de trucs. Pour le
faire, on a besoin d'une adresse. Pour avoir une adresse, il faut
louer. Pour louer, il faut un garant. Pour quelqu'un qui ne connaît
pas beaucoup de monde, je ne connais personne ici en France, c'est un
peu difficile d'avoir un garant. J'ai eu de la chance car on m'a
orienté vers une agence qui ne demandait pas de garant, et du coup
je ne suis resté que deux nuits dans un hôtel. La troisième, je
l'ai passée dans mon studio.
Tu as des conseils
pour les étudiants algériens qui veulent venir en France ?
C'est déjà de savoir
que c'est une procédure qui est assez longue, assez fatigante. Donc
il faut bien planifier, organiser son planning. Il faut bien
s'organiser, il faut bien réfléchir à toutes les opportunités qui
sont présentes.
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